Le temps
Ami permets-moi
De te présenter le temps
Il se tient devant toi
Divisé
En parcelles infimes
Et s’étend
De la fraction de seconde
Jusqu’à l’éternité
Lorsque dans la nuit
Que les étoiles animent
On se met à douter
De lui
Il se rappelle à nous
Qui suivons le cours des astres
Les yeux rivés au ciel
Jusqu’au lever du jour
La vie active
Reprend alors son cours
Et le temps s’y colle
Comme une lèpre féconde
Les aiguilles du cadran
Tournent sans faillir
Et plus le temps passe
Plus nos douleurs abondent


