Le Rhône qui charrie
Levez-vous
Marchez
Sur des œufs
Veillez à ne pas écraser le silence
Qui roule à vos pieds
Qu’aucun bruit ne vienne enrayer
La machinerie des jours
Il n’est ici
De maître absolu
Que le Rhône qui charrie
De la montagne à la mer
Les peines
Les joies
Les deuils
Les amours
Comme des feuilles ordinaires
Des branches
Et des brindilles


