Le petit homme de Folon
Il n’est assurément
Pas plus haut que trois pommes
Et toujours
De bronze vêtu
Il demeure à jamais
Assis
A marée haute
Il disparaît
Pour revenir à marée basse
Immanquablement
A la même place
Il observe les vagues
Qui viennent
Et puis s’en vont
Qui lui roulent dessus
Avec indifférence
Le petit homme de Folon
Résiste au temps qui passe
Et à la solitude
Une main parfois caresse
Son chapeau
Ou ses épaules
Selon toute vraisemblance
Il ne s’en aperçoit même pas


