Le fleuve à chaque instant
Le fleuve à chaque instant
Mourait en se jetant
Dans les bras de la mer
Les senteurs de la nuit
Résultaient de l'union
Des algues et du vent
Et nous nous attardions souvent
Sur un banc du quai
D'où nous percevions
Un clapotis léger
Contre le parapet
Le ciel alors si sombre
Donnait à voir sans ombre
Une étrange fraction
Du temps


