Le désert

Le désert le plus vrai
N’est pas inhabité
C’est un agglomérat
D’âmes qui s’ignorent
Qui se frôlent de côté
Qui s’enduisent de corps gras
A l’instar des sardines
Ils finissent en tas

Le désert le plus vrai
C’est un surpeuplement
Où ne résonnent que
Des cris esseulés