Le corbeau

Quand tombent les heures
Sombres en soirée
C’est en secret
Que les gargouilles en pierre
Vomissent l’eau
De pluie sur les pavés

Tandis que l’église noircit
Les monstres d’écoulement
Les yeux grands ouverts
Epient nos déplacements
Dans la plus grande discrétion

Parfois
Du haut d’une corniche
Un corbeau fait entendre sa voix
Nous l’entendons sans le comprendre

L’oiseau portant le poids
D’une brûlante déception
S’envole alors très lourdement
Vers de nouvelles désillusions