Labourer ton champ
Ecoute et tais-toi
Ce bruit vague que tu perçois
Ressemble à s’y méprendre
Aux murmures du vent
Dans le Bois Chenu
Ecoute et tais-toi
Ce qui bourdonne à tes tympans
Ne relève pas nécessairement
Des choses ordinaires
Il arrive que des voix
Surgissent du néant
Quand la charrue remue la terre
Il te suffit pour les entendre
De labourer ton champ


