La Plaisante
La Plaisante est un lieu
Embrumé de tristesse
L’amour y meurt
En se décolorant
Et des ombres épaisses
Cernent les yeux de ses enfants
Le dimanche souvent
Pour percer la grisaille
Nous nous promenons
Au hasard de ses rues
Nous passons sans parler
Dans ses mornes avenues
Bordées de maisons
Qui semblent inhabitées


