La ligne d'horizon

Avouons
Avouons
Que la ligne d’horizon
Ce soir-là ne semblait
Guère en forme et qu’on
S’en inquiétait

Nous tombions de fatigue
Et Dieu visiblement
Ne se sentait nullement
Concerné

Au petit matin
Le monde nous parut
Etrangement changé
Nous découvrîmes effarés
Que l’horizon s’était pendu
A la branche d’un pommier