L'heure du jour où la poésie va se dérober
La ville est fraîche à l'aube
Mes pieds foulent un trottoir
Qui se fait chaque matin
Une virginité nouvelle
Le ciel est clair à peine
A l'horizon déjà presque transparent
Et je me promène
Les mains dans les poches
En rêvassant
Sans crier gare voici l'instant
Où tout bascule
Les boutiquiers ouvrent leurs portes
Sur le zinc du petit bistrot
Les sucres tombent à pic
Dans les tasses de café
Et comme toujours
C'est l'heure du jour
Où la poésie va se dérober


