L'ascension
Il marchait sans rien dire
Dans la maigre verdure
Heurtant parfois des pieds
Des pierres posées
Par le hasard ou par
Le destin qu'imposait
La fantaisie des dieux
Nous cheminions tous deux
Vers d'étranges sommets
Qu'éclairait faiblement
Une lumière blafarde
Des oiseaux survolaient
Un bosquet minuscule
D'où provenaient
Des cris stridents
Qui nous inquiétaient
Le ciel était vert
Encombré de nuages
Lourds et menaçants
Il nous fallait en silence
Aller de l'avant
Jusqu'au bout de notre âge


