Je tire ma révérence
Il chevauchait le temps
Pareil à la sorcière
Enfourchant un balai
Mais le cheval marchait
A reculons
Dès lors le présent
Fuyait au point qu’on
Eût dit que le chat
Du voisin n’avait plus
D’autres vies dans sa ligne
De mire
Que celle d’aujourd’hui
Banale et pour tout dire
Mortelle d’ennui
Quant à moi vous savez
Sans doute ce que
Dieu me fit souffrir
Ne le sauriez-vous pas
Qu’à vrai dire cela
N’aurait pas d’importance
Nul ici-bas n’a tort
Et nul n’a raison
Je m’en vais
Je m’évapore
Ou si vous préférez
Je tire ma révérence


