Je porte mon enfance
Je porte mon enfance
Dans mes bras qui se ferment
Délicatement
Pour ne pas la briser
Et la pose finalement
Comme un fardeau sacré
Sur un lit de feuilles
Tendres et frileuses
Si d'aventure le vent du Nord
Se mettait à souffler
Elle n'en serait que plus joyeuse
L'éternité m'accueille
Mon corps s'enfuit déjà
Il répond à l'appel
De sirènes mystérieuses
Mon enfance il faut que
Je t'abandonne ici-bas


