Il déborde le monde
Il déborde le monde
De trompettes de
La renommée
De cornes de brume
D’orgues de
Barbarie embourbés
Dans les ornières profondes
De notre vanité
Il déborde le monde
De mots détournés
De paroles perdues
Par hasard retrouvées
Qui s’envolent au vent
Du plus petit malheur
Il déborde le monde
De misères mêlées
A des joies qui abondent
Il déborde de ris et de larmes
Faussement orchestrés
Entre deux palpitations
D’un empressement du coeur
Il déborde aussi le monde
De nobles intentions
D’empreintes d’espérance
De soins prodigués
A des corps en souffrance
Il déborde enfin le monde
De la vanité immense
De nos cendres à venir
Dans moins de temps
Qu’il n’en faut pour le dire
Il déborde de l’orgueil
De la suffisance
Et de l’arrogance
Des ignorants


