Fleurs artificielles
Nul ne paraît résister à l'envie
De se gausser de vous
Qui découpez dans la feutrine
Des fleurs de très mauvais goût
On vous persifle
On vous raille
On vous égratigne en passant
Mais vous n'en avez cure
En ce siècle soupirez-vous
L'artifice est roi
Et mes roses phosphorescentes
Mes lilas jaunes rayés de blanc
Mes tulipes fluorescentes
Parcourent des chemins
Fréquentés depuis longtemps
Par vos seins siliconés
Vos cheveux teints
Et votre peau liftée


