Eclaboussures
Les heures creuses
Se referment sur toi
Comme deux moitiés de noix
Comme les valves
D’un coquillage
Elles t’habillent
Aux couleurs du temps
Te rosissent les lèvres
Et te parfument
De muguet fleurant doux
Mais soudain
Les dieux courroucés
Crachent leurs vomissures
Et nous voilà tachés
Par les éclaboussures
Dans les rues de la ville
Nous cherchons un abri
Là ce porche peut-être
Ou bien la galerie
Ou l’ancienne brasserie
Juste en face de nous


