Devenus poudre

Nous n’aurons pas le temps
De laisser une trace
De ce que nous étions
Jusqu’à ce
Que la mort
Aguichante en sa
Troublante nudité
Vienne se jeter
Comme une chienne
A nos pieds

Que d’étranges chemins
Nos ciseaux ont sculptés
Dont il ne subsistera rien

Devenus poudre
Emportée par le vent
Nous nous éloignerons
Insensiblement
En vous abandonnant
Nos questions sans réponses