Dérives
Des milliers de vierges sages
L’ont emporté vers d’autres rives
A des pieux comparables
A des poteaux sacrés
Elles ont lié
Pour toujours ses dérives
Tandis que son corps
S’abandonnait au sable
Dont il prenait
Les couleurs nacrées
Comme Jonas
Qui dans son jeune âge
Avait refusé
De se rendre à Ninive
Il se crut à l’abri
Du regard divin
Parce que les feuilles
De deux grands palmiers
L’isolaient du ciel
Brûlant d’un jour d’été


