Départ forcé
Avec la compassion
Le tact et le respect
Des croque-morts à
L’égard des clients
Il salua le vieux
Dans son fauteuil roulant
Qu’il tourna pour qu’il vît
Le jardin de l’asile
Puis il recouvrit
Le corps de la vieille
D’un grand drap blanc
Le vieux se disait
Que sa femme était belle
Et qu’ils s’étaient aimés
Longtemps
Dans le couloir retentit
Le pas lourd et lent
De deux employés
Des pompes funèbres
De la ville


