Délivrez-moi
Délivrez-moi du mouvement
Comme vous me délivrez aussi
De l’immobilité
Coupez comme un cake
En tranches le temps
Je le reconstituerai
Tant qu’à faire délivrez-moi
Des autolâtres
Des imposteurs
Des arrogants
Délivrez-moi
Du lourd carcan des heures
Tragiques
Gorgées de douleur
Qui rongent les chairs comme la peste
Délivrez-moi de tout
Mais ne me délivrez pas du mal
C’est le seul bien qui me reste


