Dans tes yeux fatigués
Dans tes yeux fatigués
Une eau glauque croupit
Jonchée d'herbes jaunes
Veinée de filets huileux
Que le vent semble étirer
La lumière du jour
Ne saurait tarder
Ton regard perdu
Dans la nuit qui s'estompe
Se perd dans la brume
Qui recouvre l'étang
La vie semble vouloir
Se faire oublier
Le silence nous pèse
On entend quelques pas
Dans les tas de feuilles mortes
Du petit chemin
Qui se perd dans le bois
Le temps prend son indépendance
Et dans le silence
Qui se sent à l'étroit
Nous ressemblons un peu
A des chiens sans collier


