Dans la maison de mes ancêtres
Dans la maison de mes ancêtres
Tout semble reposer en paix
Jusqu'à leur souvenir que les murs enclosent
Le soleil avare de novembre aux aguets
Blanchit faiblement la façade rose
Du vieux bâtiment
Puis glisse imperceptiblement
Pour mourir vers cinq heures
Derrière les collines
Qui détiennent les clefs de l'Occident
Les arbres plantés devant la fontaine
Pourraient témoigner de la vie en ces lieux
Des soucis
Des bonheurs
Des liaisons coupables
De mes aïeux
Mais le vent qui souffle
A longueur d'année
Balaie à neuf à chaque heure du jour
Il ne peut rien subsister
De la vie d'autrefois
Ni traces d'amours
Ni marques de douleurs
Ni bribes de joie
Aujourd'hui je me promène
Dans le bas du jardin
J'y découvre un objet rouillé
Que j'observe avec attention
Dans le creux de ma main


