D'Arlon à Mariakerke
D'Arlon à Mariakerke
Je traverse le pays
Où je suis né voilà longtemps
Et qui s'étend
Comme une toile verte
Que l'on déploie sous un ciel gris
Je perçois très nettement
Des bruits familiers
En fils de trame
Dans les tissus brouillés
De ma mémoire
La nostalgie me brûle
Et dans les cendres noires
Je retrouve des noms
Que j'avais oubliés
Le train fantôme s'est arrêté
A deux pas de la mer
Peu de temps m'est offert
Pour m'oxygéner


