Comme un forcené
Il pleut des cordes et du miel
A l’ombre de ta raison
Tandis qu’au pied de ta maison
S’enracine un arc-en-ciel
C’est l’heure où la mégère
Aux trois mouflets
Vient à passer
La voilà qui reluque
De bas en haut
De haut en bas
La volée d’escaliers
Qui me sépare du toit
Et je me mets à hurler
M’époumonant comme
Un forcené
Puis prenant ses jambes à son cou
Elle disparaît à l’horizon
Je libère alors les papillons
Qu’un méchant garçon
Avait épinglés
Sur un carré de coton
Ils prendront leur envol
Reviendront à la vie
Aussitôt que la brise
Viendra souffler
Sur leurs ailes endolories


