Comme des gouttes d'huile
Les heures noires sont tombées
Comme des gouttes d'huile
A la surface de l'étang
Qu'elles dominent
De leurs tons irisés
Au moindre souffle du vent
Les voila qui s'étirent
Comme des chats dans la chaleur
De pierres surchauffées
Elles tentent mais en vain
De se reconstituer
C'est que le temps qui passe
Est à jamais perdu
Les heures mortes ne sont plus
Que l'apparence de ce qu'elles furent
Par elles nous prenons
Conscience des ruptures
Que nous n'osions imaginer


