Chaque jour qui passe

Chaque jour qui passe
Est comme une tasse
De thé qui se vide
Et que la nuit remplit
Jusqu'au petit matin

Les premières gorgées
Bues dès potron-minet
Sont chaudes comme le pain
A sa sortie du four

Le breuvage tiédit
Quand arrive midi
Puis il refroidit
Jusqu'à la goutte ultime
Qu'on déglutit le soir