Champs labourés
Que personne ne s’avise
Jamais à demander
Ce qu’il advient des terres
Imprégnées de nos peines
Et de nos chagrins
Les sillons boueux
Relèvent du domaine
Du mystérieux
De l’insondable
De l’incertain
Leurs lèvres béantes
Jamais ne soufflent mot
Paradoxe curieux
Insaisissable
Des champs labourés
Dans le silence printanier
Une main sèmera
Des graines prometteuses
Et le blé bientôt
Recouvrira
La terre douloureuse


