Cent trente-et-un
L’écume des vagues
Tente mais en vain
De blanchir les rochers
Dont la noirceur profonde
Et presque veloutée
Se confond un peu
Avec l’obscurité
Du ciel
A la nuit tombante
La jetée gémissante
Ne nourrit plus l’espoir
De se réveiller à l’aube
Un cygne vient de se pendre
Au mât d’un voilier
Dans la salle des fêtes
Une main innocente
Plonge dans un panier
Qui a gagné
Demande quelqu’un
Un voix caquetante
Un peu tremblotante
Sur la scène répond
Le cent trente-et-un


