Ce que nous nommons
Quand tu deviens silence
Que tu tombes
Raide mort
De la branche de l’orme où tu t’étais assis
Et que sans aucun bruit
Tu t’écrases dans la neige à mes pieds
Jamais ne me viendrait l’idée
De t’appeler mésange
Mais quand dans l’obscur du jour
Dans le ciel sombre à mourir
Sans se faire remarquer
Passent des nuées d’anges
Je donne à chacun d’eux des noms
Sérieux ou ridicules
Au gré de mon humeur
Et je leur offre ainsi
Un semblant d’existence
Une bribe de réalité
Tour ce que nous nommons
Que nous identifions
Que nous extrayons de la brume du monde
Rejoint le rang des désirs avoués


