Café salé
Je n’avais encore bu
Jusqu’ici
Que des boissons amères
Et de la lie de vin
Il m’a suffi d’entendre ma mère
Pleurant au cœur de sa démence
En quête d’une délivrance
Que je ne pouvais lui offrir
Pour que ma tasse de café
Sur laquelle j’étais penché
Se complète d’eau salée
Et m’accuse
A juste titre
De cruauté
Que Dieu veuille
Me pardonner
Que Dieu veuille
Me pardonner


