Bois-Moulin

Ils sont enfin venus
De ce quartier du ciel
Brumeux et incertain
Vêtus de linceuls
Armés de longues faux
Aiguisées à la pierre
Lourde
Massive
Irrégulière
De nos péchés

On les aperçoit
Qui hâtant le pas
S’approchant du Bois-Moulin

Il est dix heures à peine ce matin
Et la vie bientôt
Va s’évanouir
Entre la porte du garage
Et la grille du jardin