Bérézina
Aucun doute
C’est la Bérézina
La grande déroute
Tous les dards
De la haine sont debout
Dressés vers le ciel
Gris de novembre
Qu’ils semblent accuser
Une voix s’élève
Tremblante
De la terre imbibée
De sang
Mange-moi
Dit-elle
Ni vu ni connu
Je suis
L’homme accidentel
L’homme nu
L’unique rescapé
Le débris qui flotte
Sur l’écume du temps
Des chiens baveux aboient
L’armée des anges
A déserté


