Aux flancs de l'hiver
Il vient s’agripper
Aux flancs de l’hiver
Qui l’ennuie
Mais dit-il
Le rassure un peu plus
Que les autres saisons
Le poète craint
Singulièrement
La douceur
Du printemps
La chaleur
De l’été
Le mystère insondable
Des brumes automnales
Mais nous le connaissons
Par coeur et nous savons
Que tout bien considéré
C’est à longueur d’année
Qu’il déborde de
La peur de lui-même
Et qu’il tremble
Comme une feuille au vent
Sitôt qu’il aperçoit
Son reflet dans l’eau glauque
Du canal
Ou de l’étang


