Au pied d'un chêne ou d'un sapin
J'ai marché trop longtemps
Mes souliers sont usés
Mais pieds l'étaient déjà
Et quand mes jambes
Ne supportent plus mon poids
Je cherche à m'alléger
Il m'arrive alors parfois
Tout au long des sentiers
De déposer ma peine
Par petits morceaux
Il n'est en moi
Aucune haine
Mais des remords bien plus pesants
Et tant de regrets qui me freinent
Dans mes cheminements
Je me couche alors souvent
Au pied d'un chêne
Ou d'un sapin costaud
Et je l'envie
A en crever


