Abri des nuits
Les matins sont aussi durs
Que la terre gelée
Aussi brumeux
Qu'un ciel de Toussaint
Et nous pauvres captifs
De la vie serrons
Jusqu'à l'étouffement
De fallacieux espoirs
Entre nos mains
Déjà gantées de noir
Et chaque jour tout recommence
Il n'est de plus sûr abri
Que les volutes sombres
Mais douces de nos nuits


