A Nerval
Poète on m’invite
A prendre mon luth
Mais il est consterné
Par ma mélancolie
Qui brille de l’éclat
Du soleil employé
Au nettoyage des scories
Du ciel et de la terre
Ma seule étoile
C’est la pute
Bien vivante
Bien en chère
Qui depuis tant d’années
Arpente le trottoir
De ce côté du canal
Et qui porte comme un fardeau
Les couleurs sourdes de la misère


