A la santé de Mnémosyne
Son verre est plein
De l’air du temps
Jusqu’à ras bord
Il le considère
Gravement
Puis doucement
S’en saisit
Et le porte à ses narines
Visiblement ému
Il hume le contenu
Puis le boit à gorgées lentes
A la santé de Mnémosyne
Les distances
Aussitôt se contractent
Et la mémoire de ses cendres renaît
C’est bien ici qu’à parler franc
Pour dire vrai
S’amorce le dernier acte
Il se saoule de son passé
Il est temps que je m’en aille
Et je m’en vais


