Le soir approche

Tout se froidit ; le soir approche ;
On entend des bois le frisson,
Les heurts de la mer sur la roche
Et le murmure du cresson.

Des nuages mauves défilent
Dans des cieux aux cent reflets d'or.
Au loin des arbrisseaux profilent
Un mystérieux et noir décor.

Les lueurs d'or s'évanouissent...
– Tout devient sombre, lourd et gris
Lorsque les beautés s'enfouissent
En des contrastes amoindris.